Jurassic Park : Fuyez !

Jurassic Park? Ok, on l’a presque tous vu. Mais le vingtième anniversaire de sa sortie en France est quand même l’occasion de se replonger dans ce monument du 7ème art et de comprendre comment, à l’instar de nombreux films de Steven Spielberg, il y aura eu un un avant et un après.

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Des grosses bébêtes qui mangent des gens, quel programme! Sauf que le réalisateur de Cincinatti a cogité son projet pendant près de 10 ans lorsqu’il se lance dans cette extraordinaire aventure qu’est la construction du Parc. Comme ses compatriotes Cameron (Terminator, Aliens) ou Lucas (Star Wars), c’est la technique qui faisait défaut avant de passer à l’œuvre. En 1992, le director des Dents de la Mer ou d’E.T est prêt et adapte enfin le roman éponyme.

Clonage de dinosaures, tout le truc est là. Premier constat, même si tout ceci n’a rien de scientifique, le film a le mérite d’être cohérent sur cet aspect. Mieux c’est crédible (on imagine le nombre de benêts qui ont dû penser que si un jour Denver devenait réel, ce serait de cette manière). Crédible comme la conception du Parc. Il est incroyable de voir le soin qui a été apporté à l’univers. Le sentiment que si un excentrique à la John Hammond (un Richard Attenborough génial dans son rôle d’idéaliste mégalo) avait bien créé un resort avec de vrais monstres préhistoriques, il l’aurait nécessairement fait de la sorte.

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Deuxième bon point, les effets spéciaux. Même 20 ans, plus tard, c’est encore difficile d’admirer des dinosaures aussi crédibles dans d’autres superproductions. Une raison toute simple à cela: les marionnettes. Steven a su faire le choix de ne faire appel aux images de synthèses que sur les plans larges du parc et pour les très gros reptiles. Le reste du temps, on flippe violent, surtout coté raptors (cf les mômes dans la cuisine).

D’accord, mais y a que des dinos dans ce film? Et non, il faut de la chaire fraiche pour courir devant cette tripotée de T-Rex et autres Dilophosaures. 2 gosses, très attachants, venus visiter les installations de Papy Hammond vont faire la connaissance de Sam Neill et Laura Dern, efficaces en paléontologues sceptiques. Mais la vraie révélation, c’est Jeff Goldblum. Au départ, on ne sait pas trop ce qu’il fout là (il est mathématicien!) mais il donne de la profondeur au propos. De par son humour grinçant et son regard alerte sur les risques d’élever de si gros animaux de compagnie, il témoigne du souhait toujours réel de Spielberg de moraliser un peu tout ça.

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Attention, il ne s’agit pas de l’œuvre philosophique du 20ème siècle. Mais il y a quelques idées gravitant autour des risques à jouer avec la nature. Et Spielberg ne cherche pas à justifier le grand festin dont les « visiteurs » sont victimes; bien avant des œuvres plus contemporaines, il veut dire le risque de faire joujou avec des éprouvettes. Hammond avec son fameux « we spared no expense » en est évidement le symbole.

Comme de nombreux Spielberg, Jurassic Park est à ranger dans la catégorie « divertissements de qualité ». Un film qu’on regarde avec des yeux d’enfants (pas trop petits non plus parce que ça met un peu les miquettes quand même), pour la magie d’avoir vu pour la première fois de vrais dinosaures à l’écran. Et parce que, même si les suites ne sont pas à la hauteur de l’original, il faut avouer que la trilogie (bientôt la quadrilogie) du même nom a sa place dans toute bonne soirée pizza-DVD qui se respecte. Alors on s’assoit dans son canapé et Welcome to Jurassic Park.

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