Playlist Ciné/Séries Horreur

La fête de la citrouille est une belle occasion de partager avec vous quelques recos de films et séries d’horreur qui méritent le détour. Grosse soirée de la flipette en perspective. Pop-corn et bonbons indispensables !

N.B: il ne s’agit ni d’un top, ni d’un listing exhaustif.

Films

Psychose (1960)

Parce qu’il fallait un film du maître du suspense. Si Les Oiseaux ne font plus très peur et que le reste de la filmographie d’Hitchcock est plutôt composée de thrillers, on doit reconnaître un talent horrifique évident à cette adaptation libre d’un sordide fait divers. La mythique scène de la douche et l’ambiance qui se dégage du Bates Motel sont autant d’arguments de poids pour l’un des tous premiers grands films d’horreur. Indispensable et inégalable.

Le Roi du silence
Le Roi du silence

L’exorciste (1973) 

Le chef d’oeuvre de William Friedkin sent le poids des années. Les effets spéciaux ont vieilli et il y a quelque chose d’un peu désuet dans le combat entre cette petite possédée et les deux curetons américains. Mais il est le premier d’un genre qui fait long feu, et comme tout film précurseur, revêt un aspect culte pour les amateurs de crucifix et d’incantations en latin.

« It’s close to midnight and something evil’s lurking in the dark »

Les dents de la mer (1975)

Un classique bien plus flippant à regarder avant d’aller à la plage que fin octobre. Casting, bande originale et scènes mythiques. Si l’on peut aussi émettre cette critique du côté « carton-pâte » de la bestiole, il s’agit encore d’un film qui a donné naissance à une sous-catégorie très nanardesque des films d’horreur : les monstres aquatiques. Premier très grand succès de l’immense Steven Spielberg et tournant dans l’histoire du cinéma américain, qui parlera désormais de « blockbusters ».

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La viande humaine est-elle cancérogène ?

Shining (1980)

Le gigantesque Stanley Kubrick n’a fait qu’une incursion dans le pur cinéma d’épouvante. Mais quelle virtuosité et quelle angoisse ! Jack Nicholson est pour beaucoup dans ce sentiment de malaise puis de terreur qui nous prend lorsque la folie envahit progressivement les couloirs de l’hôtel Overlook. Photographie et décors déroutants qui restent des modèles pour tous les jeunes réalisateurs en quête du film d’horreur ultime.

Easy Rider
Easy Rider

La quadrilogie Alien (1979-1997)

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier ». Le ton est donné pour la plus célèbre franchise de SF/épouvante qui débute en 1979 avec Ridley Scott aux commandes. Une ambiance terrifiante dans le premier opus, renforcée par le caractère incompréhensible de l’alien et ses motifs. Les suites feront évoluer le personnage principal, Ellen Ripley tout en maintenant son antagonisme avec la bête. Chaque réalisateur (Cameron, Fincher, Jeunet) propose sa suite, et relecture, de l’oeuvre originale pour bâtir une quadrilogie devenue mythique.

Plutôt baveuse l'omelette ?
Plutôt baveuse l’omelette ?

Cannibal Holocaust (1980)

L’un des premiers found-footage de l’histoire : film en caméra portée, prétendument authentique. Attention grosse gerbe en perspective : anthropophagie, viols et éviscérations à gogo. Derrière le côté profondément malsain de l’image et son caractère de « semi snuff movie » (animaux tués pendant le tournage, légendes autour d’empalements réels, etc.), le cannibalisme vu par Ruggero Deodato reste un grand film incompris. Toute la seconde partie du récit est un réquisitoire féroce et ultra crédible, contre la mise en scène de la violence . Pour public très très averti !

Man vs wild
Man vs wild

The Thing (1982)

Un pur divertissement qui met bien les chocottes. John Carpenter est un virtuose de l’angoisse (Halloween) et signe là son meilleur film. Des effets spéciaux très trash malgré leur âge, une BO du tonnerre et une distribution aux petits oignons, voilà les trois ingrédients qui font de ce remake un grand classique. Et on ne vous parlera pas de la fin, tant celle-ci est un modèle du genre.

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Cool le prof de techno !

Le silence des agneaux (1991)

Ah ce bon vieil Hannibal Lecter ! Quelle fascination et quelle terreur nous inspirent les grands yeux bleus d’Anthony Hopkins lorsqu’il décide de passer à table. Et quel régal de le voir faire équipe avec l’agent Clarice Starling (une Jodie Foster bluffante) pour mettre fin aux agissements du psychopathe Buffalo Bill dans un numéro de manipulation perverse, à l’issue merveilleusement et terriblement incertaine.

Régime Dukan
Régime Dukan

Le projet Blair Witch (1999)

Le film qui a relancé la mode des found-footage. Si le récit est assez simple et les items horrifiques utilisés très basiques, l’intérêt réside ailleurs. C’est le sentiment d’immersion permanente, avec cette caméra qui gigote dans tous les sens, et l’impression suggérée d’un danger létal accompagnant continuellement les 3 randonneurs, qui rendent cette chasse aux sorcières si dérangeante.

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#Selfie

Planète terreur (2007)

Boulevard de la Mort fait partie du diptyque Grindhouse, hommage assumé au cinéma de « série B ». On oublie bien trop souvent la petite pépite de Robert Rodriguez qui l’accompagne. Ça donne un grand foutoir drôle/gore où zombies, rangers texans, médecins détraqués et amazones amputées s’affrontent pour notre plus grand plaisir.

Tenue de plage
Tenue de plage

Conjuring : les dossiers Warren (2013)

Tous les ans, une chiée de films d’horreur envahissent les écrans sans que grand chose de bon n’en ressorte. Retourner (enfin !) aux origines de ce qui fait un bon film d’épouvante était une excellente idée : la plus célèbre enquête du couple Warren est une « histoire vraie ». Donc pas de surenchère de fantômes ou d’images dégueus. Mais plutôt, un récit qui joue avec nos peurs intérieures et laisse évoluer des personnages crédibles dans cette ambiance pesante.

GussDX, chasseur de fantômes
GussDX, chasseur de fantômes

Séries

The Walking Dead (2010 – )

LA série ! Au fil des saisons, les aventures de Rick Grimes et sa bande sont en train d’acquérir un statut iconique. Rien de bien neuf a priori : une étrange maladie, des zombies partout et quelques survivants qui tentent de s’en sortir. Mais Frank Darabont et Robert Kirkman ont compris ce qui manquait à toutes les histoires de morts-vivants : des personnages réellement attachants. Animés par leurs propres contradictions, leurs faiblesses et leurs forces, nos héros traversent le chaos ambiant dans une lutte que l’on sait perdue d’avance, mais qui porte en elle un courage féroce. Violent, primal donc absolument jouissif.

American sniper
American sniper

American Horror Story (2011 – )

Au moins, il n’y a pas tromperie sur la marchandise : il s’agit bien d’une série d’horreur. Néanmoins, le format étonne et fascine. Le choix d’une approche anthologique est terriblement bien vu : chaque saison raconte une histoire distincte dans un univers nouveau. Maison hantée (S1), immonde sanatorium (S2), ou hôtel démoniaque (S5) sont autant de lieux qui se dévoilent au fil des années et créent un sentiment de malaise profond, plus que de réelle peur. Quelques acteurs récurrents et le principe de l’unité de lieu par saison offrent à AHS  le statut de nouveau label de référence pour les séries d’épouvante. Petite préférence perso pour la saison 1 et la saison 5, diffusée actuellement.

Orpi, solutions immobilières
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Penny dreadful (2014 – )

Londres, époque victorienne. Une étrange équipe se forme pour affronter les forces du mal : Sir Timothy Dalton, la possédée Eva Green, le mystérieux Josh Hartnett, et Harry « Dr. Frankenstein » Tredaway. Les 4 Fantastiques du XIXème tentent de percer les secrets de cet univers où loups-garous, goules et créatures démoniaques se répondent. Mise en scène bluffante de noirceur et petit bijou visuel qui reprend avec brio les codes de Mary Shelley, Sir Arthur Conan Doyle, Bram Stoker…

« Comment sait-on que Barry White a emprunté votre voiture ? »

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