Bulletin de notes 2014

Le générique 2014 débute et l’heure du bilan a sonné. Ma grille, par ordre alphabétique, de notation des films (vus) sortis sur les écrans depuis janvier.


#Chef : 6.5/10

Une comédie pleine de fraîcheur par le réalisateur d’Iron Man, aussi rôle principal, autour de la cuisine et des food-trucks. Gros bon point pour la BO.


 12 years a slave : 8/10

Biopic vibrant sur l’esclavage, servi par un casting 4 étoiles. Peut-être le meilleur film sur le sujet. Chiwetel Ejiofor, révélation du début d’année.

MCDTWYE FS008


22 jump street : 2.5/10

Les acteurs s’auto ridiculisent et l’humour file la gerbe. En bref, une suite plus que ratée.


 300 : La naissance d’un Empire : 3/10

Le côté caricatural et ultra jouissif de 300 est ruiné au profit d’un péplum sans grande force. Les effets visuels et la plastique d’Eva Green sauvent le film d’un naufrage complet.

300-rise-of-an-empire-whysoblu-4


 47 Ronin : 2/10

Une fois de plus, Keanu Reeves joue mal dans cette adaptation complètement ratée d’une légende nippone. Que les amoureux du Japon fuient à grandes enjambées devant cette superposition de clichés crétins.


Albert à l’Ouest : 0.5/10

Mais quelle merde infâme! Une idée de départ louable -un western comédie – complètement ruinée par un humour pipi-caca (littéralement) et des acteurs nullissimes.


American Bluff : 6/10

Une réalisation au cordeau, des acteurs excellents (Jennifer Lawrence!) et une ambiance assez réussie. Mais un vrai sentiment d’inachevé, probablement dû à un scénario plutôt plat.

alt-film-credibility


American Nightmare 2 – Anarchy : 6.5/10

Un concept toujours aussi génial – la Purge – qui produit une tension bien réelle. Comme quoi, petit budget ne rime pas toujours avec réalisation au rabais.


A most violent year : 8/10

En 3 films, Chandor aura prouvé qu’il est aussi talentueux que polyvalent. Un très bon film noir qui se veut être une allégorie efficace sur le pouvoir de l’argent.


Astérix – Le domaine des dieux : 7.5/10

Alexandre Astier réussit son pari avec brio. Un divertissement familial assez élaboré dans son propos et qui renoue avec la finesse des premiers animés du petit Gaulois.

tumblr_nc3yqxp7Wk1r0c5dxo5_1280


Babysitting : 6.5/10

Crossover assez modeste entre Projet X et Very Bad Trip, Philippe Lacheau réussit son coup grâce à un humour bien senti et quelques belles idées.


Boyhood : 6/10

La démarche de filmer pendant 12 ans les mêmes acteurs est extraordinaire. Néanmoins, on sort de là avec cette question à la bouche: « Où le réalisateur a-t-il voulu en venir? »


Calvary : 9/10

Une oeuvre magistrale qui place la religion au carrefour de ses enjeux contemporains. Brendan Gleeson est éblouissant et la musique sublime. Les décors superbes de l’Irlande magnifient à chaque instant le propos. De l’émotion et une profondeur philosophique déroutantes.

Calvary


Captain America – Le Soldat de L’hiver : 5.5/10

Un film de super-héros correct mais qui n’apporte rien de neuf par rapport aux autres Marvel. Et puis le Captain manque vraiment de relief.


Charlie’s country : 7.5/10

Au delà du sujet assez original (la condition des aborigènes), la prestation de David Gulpilil, prise entre humour et mélancolie, est criante de vérité. Charlie'sCountryPic#01


Crimes de guerre : 8/10

S’attaquer à l’empereur japonais Showa, son rôle pendant la Seconde guerre mondiale et sa confrontation avec MacArthur était très risqué. Pari réussi pour une grande fresque historique injustement passée inaperçue.

tommyleejones


Dallas Buyers Club : 9.3/10

Matthew McConaughey au sommet de son art. Une pépite qui traite sans concession, ni larmes superflues, du SIDA, de l’industrie pharmaceutique et de l’espoir d’un condamné. Une flopée de récompenses (Golden Globes, Oscars, etc.) complètement méritée.

TORONTO


Dans l’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney : 8/10

Un hommage vibrant au grand Walt et une fable merveilleuse sur la rédemption. Un défaut peut-être: quelques arrangements avec la réalité un peu trop confortables.60b847d4a6c4e2aab68e53297e986f7b37fb1c09


Deux jours, une nuit : 6/10

Film « social » avec ce que cela comporte de bon et de moins bon. Malgré une vraie force dans le propos, ce serait trop demander un peu de musique et quelques artifices dans la mise en scène?


Divergente : 6/10

Un bon divertissement dans la veine des Hunger Games. Un peu « ado » dans les conflits qui animent les personnages.


Dracula Untold : 3/10

Une idée de départ honorable qui s’enlise dans un très mauvais jeu d’acteurs, un scénario simpliste et un final brouillon.


Du sang et des larmes : 5/10

Tuer tout le monde ne fait pas un film de guerre. Dommage, car traiter le conflit en Afghanistan était une très belle idée.


Edge of tomorrow : 5/10

Un crossover entre Le jour le plus long, Un jour sans fin et La guerre des mondes. WTF? Faut se calmer sur le chichon les gars! Un bon point quand même pour Emily Blunt et les effets visuels.


Expendables 3 : 2/10

Les Expendables n’existaient que par l’humour inhérent à la franchise. Faire un film sérieux qu’avec des tanks, des explosions et des gros bras ne fonctionne pas. Next!


Fury : 7.5/10

Bon film de guerre, bien à l’ancienne. La réalisation est à couper le souffle et les acteurs sont excellents.

Fury


Godzilla : 6/10

Si on pouvait s’horrifier d’une énième adaptation du lézard géant, grâce à un éclairage différent et un focus sur les risques nucléaires, le résultat est assez plaisant.


Gone girl : 8.5/10

Fincher signe là un thriller cynique et angoissant. Toujours aussi juste dans ses choix d’acteurs et de mise en scène, on ne peut qu’admettre le génie du propos. Malsain, drôle, fascinant, on en ressort bien secoué.

gone-girl-Rosamund-Pike


Hunger Games : La Révolte – Partie 1 : 4.5/10

Non, non et non! Pourquoi cet énième découpage à la con du dernier volet de la trilogie? Peu de tension dramatique et finalement une histoire qui n’avance pas. Certaines personnages charismatiques sauvent (un peu) le récit.


Interstellar : 9.5/10

Le blockbuster de l’année! Nolan régale encore par son côté épique et puissant. Les acteurs sont brillants, la réalisation bluffante et tout sonne comme un opéra grandiose. Un voyage au sens noble du terme.

interstellar-movie-still-001-970x646-c


Jimmy’s Hall : 5/10

Comme d’habitude avec Ken Loach, c’est plein de bons sentiments. Mais on frise l’overdose et par conséquent on peine à s’attacher aux personnages.


La famille Bélier : 7.5/10

Un vrai feel good movie. On rit (beaucoup), on pleure (un peu) mais surtout on passe un très bon moment en compagnie de la lumineuse Louane Emera et du fantastique François Damiens. Gros gros bon point pour la BO et les reprises de Sardou.


La French : 8/10

La French réussit là où beaucoup d’autres polars français ont échoué avant lui: créer une vraie tension dramatique tout en dessinant un univers très cohérent. Le tandem Dujardin-Lellouche fonctionne à merveille. Et l’ambiance (sons des 70’s, vieilles bagnoles, costumes ultra élégants), quel bonheur!

La French


La grande aventure Lego : 7.5/10

Une petite merveille d’animation. Des références à foison. Une réflexion intéressante sur notre rapport au jeu et à la créativité. Les briquettes danoises méritaient un film, l’hommage est réussi.


La planète des singes – L’affrontement : 6.5/10

Matt Reeves nous offre un divertissement bien calibré qui explore avec une certaine force la question animale.


La vie rêvée de Walter Mitty : 8.5/10

Mélange merveilleux de poésie et d’évasion, Walter Mitty rend hommage à la plus noble forme de journalisme: la photographie. Ben Stiller tient probablement le rôle de sa carrière.

THE SECRET LIFE OF WALTER MITTY


Le Hobbit – La bataille des cinq armées : 6/10

Une mise en scène toujours aussi belle mais la succession de combats en mode Pirate des caraïbes lasse assez vite.  Jackson nous gratifie d’un bon final à sa trilogie préquel mais la comparaison avec Le Retour du Roi fait malgré tout très mal.


Le juge : 8/10

Quand un monstre sacré du cinéma (Robert Duvall) rencontre l’un des acteurs les plus talentueux de sa génération (Downey Jr.), cela donne cette oeuvre pleine de force. A la relation père-fils répond la « faiblesse » des hommes de loi dans cette surprise de l’automne 2014.

TheJudge


Le labyrinthe : 7/10

Pas trop ado dans son traitement, ce divertissement un peu inattendu réussit à traiter efficacement ses enjeux dramatiques tout en créant une vraie appétence pour les suites à venir.


 Les brasiers de la colère : 6/10

Un casting de folie. Des décors et une ambiance déments. Mais une fin un peu trop convenue. Demi-déception pour ce thriller qui aurait pu être le film indé américain de l’année.


Les gardiens de la galaxie : 6/10

Cette énième adaptation de héros Marvel ne manque pas de qualités côté effets visuels, BO et character design. Mais merde, quand est ce que vous allez vous décider à sortir un scénario un peu original?


Les héritiers : 8/10

Au delà de personnages magnifiquement attachants c’est la simplicité bouleversante du message qui étonne. S’appuyant sur mise en perspective historique pleine de sincérité, Marie-Castille Mention-Schaar salue le travail admirable des fantassins de la République que sont les professeurs.


Léviathan : 8.5/10

Prix du scénario à Cannes, ce portrait féroce de la Russie contemporaine étonne par sa capacité à nous faire rire puis pleurer. Gros coup de cœur pour les décors et les références politiques dans ce film d’auteur ultra ambitieux sur le fond comme sur la forme.

leviathan


Maléfique : 5/10

Une relecture honnête, mais sans plus, du mythe de la Belle au bois dormant. Elle Fanning, talent en devenir!


Maps to the stars : 5.5/10

Comme toujours chez Cronenberg, une mise en scène bluffante. Mais au service de quoi? D’une critique du système hollywoodien? Thème naze + propos confus = réussite visuelle qui nous laisse sur notre faim.


Match retour : 7/10

Si le projet semblait assez bidon sur le papier, une vraie dose d’émotion irrigue le film et fait de celui-ci un testament réussi pour ces 2 monstres du cinéma que sont Stallone et De Niro.


Mommy: 9.6/10

On est rapidement emporté par la sincérité et l’émotion qui touchent les acteurs. Mommy, au travers de dialogues simples, d’une mise en scène étonnante et de jeux d’acteurs plus vrais que nature, élabore une alchimie mystérieuse emplie de vérité. Le film francophone de l’année.

Mommy


Mr Turner : 4/10

Côté réalisation, rien à dire: c’est beau! L’hommage au génie qu’était Turner est réussi de ce point de vue. Néanmoins, sa vie n’ayant eu aucun intérêt, le scénario n’en a pas non plus. Biopic passable.


My sweet pepper land : 6/10

Un western kurde. Belle réalisation et bonnes performances d’acteurs se conjuguent pour cet agréable moment pas si innocent que cela dans son sujet.


Nebraska : 9.4/10

De l’émotion et du rire dans cette petite merveille à la photographie déroutante. Un digne successeur à Little Miss Sunshine et un beau pied de nez à tous ceux qui critiquent le cinéma US en n’évoquant que les blockbusters gros budgets.

nebraska-2


Night Call: 9.4/10

Une critique féroce de la surmédiatisation et de l’ultra-violence de nos sociétés contemporaines. Jake Gyllenhal en mercenaire de l’info, cynique et névrosé, est magique. Tout dans la mise en scène sert cette fable terrifiante qui questionne avec brio notre rapport à la télévision et aux médias.

nightcrawler review


Non-Stop : 7/10

Un thriller surprenant bien plus nerveux et travaillé que les merdes qui sortent actuellement sur nos écrans. Un savant mélange entre le suspense hitchcockien et les films d’action des années 80.


Nos pires voisins : 1/10

Film qui porte dans son titre l’adjectif qui le qualifie le mieux. A quel moment doit on rire?


Only lovers left alive : 7/10

Un sujet mille fois traité (les vampires) mais porté à l’écran de manière assez originale. Tilda Swinton et Tom Hiddleston sont hypnotiques dans leurs rôles respectifs.

Only lovers left alive.JPG


Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ? : 6/10

Une comédie qui n’est rien d’autre que ce qu’elle prétend être : une sucession de gags bien sentis. Il faut admettre que l’on rit beaucoup, sur un sujet délicat à porter à l’écran: le racisme. L’absence totale de malaise devant certaines situations parfois lourdes de sens montre la relative réussite du propos.


Quand vient la nuit : 7/10

Le scénario se tricote doucement sous nos yeux avant de se retourner de manière habile pour mieux nous surprendre. La tension qu’insuffle dans ces récits le réalisateur de Bullhead, laisse penser que Michael R. Roskam est un grand en devenir.

THE DROP


Saint Laurent : 3/10

Si l’intention de raconter le off  de Saint Laurent était louable, on s’empêtre dans une succession de plans sans intérêt qui finissent par présenter une image caricaturale de son homosexualité au détriment de son génie.


Sils Maria : 5/10

Tout dans la démarche (les actrices, les choix visuels, la musique) laissait supposer un véritable chef d’oeuvre. Mais l’absence de réelles explications au sein du récit ruine la trame. Peut-être trop intellectuel dans son traitement. Kristen Stewart confirme qu’elle a sa place ailleurs que dans des blockbusters ados.


Sin city, j’ai tué pour Elle : 6/10

Visuellement, c’est toujours aussi beau et audacieux. Mais rien de bien neuf dans le sujet. On se laisse donc emporter par cette somptueuse violence sans jamais interroger le pourquoi du comment. Assez jouissif.


Still the Water : 8/10

Une merveille visuelle qui explore avec force et émotion les rapports familiaux. La poésie et la philosophie sous-jacentes sont hypnotiques.

o-KAWASE-CANNES-facebook


The Amazing Spider-Man – Le destin d’un héros : 4.5/10

Quand l’overdose de super héros se fait sentir, voilà ce qu’il arrive. Ce film voulait être à Spider-Man, ce que The Dark Knight avait été à Batman. Raté. Tout le monde n’est pas Nolan.


The colony : 2/10

Modeste oeuvre de SF qui se présentait comme une alternative crédible au très bon Snowpiercer. Mais la comparaison s’arrête là et un ennui mortel prend rapidement le dessus. Dommage. Vraiment dommage.


The Grand Budapest Hotel : 9/10

Wes Anderson a du génie, c’est maintenant certain. Au casting 5 étoiles, vous ajoutez cette symétrie maladive, des décors enchanteurs, un humour bien grinçant et un scénario qui se tient de bout en bout. Un chef d’oeuvre auquel on a bien du mal à reprocher quelque chose.

GHB_9907 20130130.CR2


The Rover : 8/10

En attendant le retour de Mad Max sur nos écrans, cette petite surprise australienne nous régale: scénario simplissime mais terriblement efficace, ambiance nerveuse au possible et tandem Pearce-Pattinson ultra crédible dans une oeuvre d’anticipation passée bien trop inaperçue.


Viva La Libertà : 8/10

Les Italiens savent faire des films et ils le démontrent encore et toujours. Entre comédie, drame et chronique politique, Roberto Andò nous transporte jusqu’au dernier instant par la poésie immanente à son récit. Toni Servillo est comme toujours monstrueux à l’écran: quel talent!


Whiplash : 9.2/10

Tendu, nerveux, rythmique. A la photographie intimiste répond un duel d’acteurs fantastique. Les sonorités jazz qui sous-tendent le récit sont magiques et le final est époustouflant. Un oscar pour JK Simmons, please!


Winter Sleep : 9.7/10

3h16 de discours, de dialogues, de parlote! Mais Dieu que c’est bon. Chaque mot sonne juste. Une partition sublime. Jusqu’à la révélation finale. Et un sentiment d’humanité comme on aimerait en voir plus souvent au cinéma. Le chef d’oeuvre de 2014!

wintersleep2


X-Men – Days of future past : 7/10

Le dernier né des X-Men, plus brouillon que son prédécesseur réussit malgré tout assez bien son objectif: proposer un bon divertissement au scénario soigneusement élaboré. L’une des rares réelles surprises dans la jungle des films de super héros.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s