Cinéma : Le Grand Bilan 2015

Et voilà ! Le rideau 2015 est tombé. Le conseil de classe va rendre son verdict. Un petit classement totalement subjectif, donc parfaitement incontestable, de ce que j’ai vu cette année.

  1. Birdman : 9.5/10
  2. Youth : 9/10
  3. Mad Max Fury Road : 9/10
  4. La tête haute : 9/10
  5. Mustang : 9/10
  6. Sicario : 9/10
  7. Nous trois ou rien : 8.5/10
  8. It follows : 8.5/10
  9. Loin des hommes : 8.5/10
  10. Une merveilleuse  histoire du temps : 8.5/10

75 films sont passés devant mon œil acéré , d’où le faible écart de notes entre les meilleurs.

Néanmoins l’un d’entre eux, Birdman, a mis la barre tellement haut en début d’année, que les autres ont tenté d’accrocher le podium derrière ce PSG cinématographique. Et il faut dire qu’on a vu du très bon tant dans la forme (Youth, Mad Max, It follows) que dans le fond (La tête haute, Loin des hommes). Beaucoup d’émotion, de très belles images et du rire parfois : Nous trois ou rien n’aurait pas été aussi haut sans cette actualité anxiogène mais cette bouffée d’air frais drôlatique sous forme de déclaration d’amour à notre beau pays a fait beaucoup de bien.

Maman disait toujours, « la vie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »
« Maman disait toujours : la vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

La France n’aura pas été en reste et, après une année 2014 assez terne, aura su s’emparer de sujets forts dans La tête haute, L’affaire SK1, Les Cowboys ou Loin des hommes. La magnifique coproduction franco-turque, Mustang, qui représentera le Vieux Pays aux Oscars montre qu’il reste encore des vrais passionnés de 7ème art chez nous. Il faut le dire et le redire tant nos écrans ont été inondés de comédies désastreuses : Aladin, Robin des Bois, Les Gorilles… Quand les spectateurs se montrent plus drôles que le film lui-même, il faut se faire du souci.

Toujours au rayon des grosses merdasses, je ne serais probablement pas exhaustif, tant j’ai pour habitude de lire les critiques presse et spectateurs avant de me rendre dans les salles obscures. Mais parfois l’accident se produit ! The smell of us en est un. Une honte tant ce film porte en lui un projet pédophile profondément malsain et gratuit. Dans les grosses pertes de temps, il y a aussi eu le dernier Woody Allen qui n’est qu’une autocaricature de ce que le New-Yorkais a l’habitude de réaliser. Woody, prends ta retraite, c’est mieux pour tout le monde !

"Fuyez pauvres fous !"
« Fuyez pauvres fous ! »

Pas de flops dans les blockbusters ? Serais-je devenu indulgent ? NEIN ! Jupiter Ascending comme les 4 Fantastiques, Le Labyrinthe 2 ou les Minions nous ont fait une bonne piqûre de rappel sur l’absence de corrélation entre pognon et qualité. Les suites et les reboots, c’est bien. Mais encore faut-il raconter quelque chose de neuf !

Dans les superproductions, on a néanmoins vu de l’assez bon dans toute la chiée de héros qui ont fait leur come-back sur les écrans. Même si Jurassic World a loupé son coup et James Bond a proposé une performance en demi-teinte, le retour de Star Wars a fait énormément plaisir aux fans zinzins comme moi. George Miller a aussi ébloui tout le monde en mai à Cannes avec son reboot de Mad Max et s’est offert le luxe d’une petite leçon intitulée : Comment faire un film visuellement démentiel et unanimement reconnu, tout en s’appuyant sur un scénario simpliste.

Tu veux ma main ?
Tu veux ma main ?

Côté animation, on aura eu le droit à un peu tout mais deux œuvres semblent sortir du lot. Les studios Aardman avec leurs pots de pâte à modeler nous ont offert un petit moment de grâce dans l’artisanal Shaun le Mouton. Et chez Pixar, ils nous ont ému avec Vice-Versa dans un film qui aura su parler aux petits comme aux plus grands. La preuve que le fond n’est pas indissociable de la forme lorsqu’on réalise pour les enfants.

Enfin, quelques bons documentaires nous ont rappelé que ce format se prête assez bien au grand écran. Demain, le film officieux de la Cop21, nous a (enfin !) présenté une vision positive de l’écologie, du développement durable et de la démocratie de demain pour bâtir une vraie réflexion sur l’avenir de la planète. Mais mon gros coup de cœur de l’année va à Red Army tant il y a quelque chose de fascinant dans ce projet de raconter la politique par le sport, tout en ne s’appuyant que sur des images d’archives et des interviews.

Ça va saigner !
Ça va saigner !

2015 aura été une belle année pour le 7ème art. Il y a peut-être eu moins de films marquants qu’en 2014 mais le cinéma français a fait son grand retour dans le top annuel, l’animation a repris du poil de la bête et quelques peintres (Sorrentino, Miller, Iñárritu) nous ont décroché la rétine avec leurs images. On (je?) s’est délectés de nombreuses œuvres originales merveilleuses mais le cinéma d’adaptation (suites, reboots, remakes…) a démontré avec brio qu’il savait encore nous enchanter. Mais à une seule condition. Toujours la même. Se renouveler, se régénérer de l’intérieur…

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