Bulletin de notes 2015

Notes et microcritiques pour tous les films vus cette année…


007 Spectre : 6/10

Un assez bon James Bond très 70’s dans sa construction et ses enjeux. Mais la très belle réalisation est minée par un Christoph Waltz pas flippant pour un sou (un comble !), une tension dramatique trop faible et quelques scènes qui frisent le ridicule…


Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E : 7/10

L’adaptation d’une série mythique des années 1960 qui reprend avec un certain brio les codes et l’univers de l’original. La reconstitution du contexte Guerre Froide, un très bon casting et le style rétro de la direction artistique sont assez jouissifs.


American Sniper : 8/10

Clint est de retour et nous livre un film fort, extrêmement ambigu. Portrait féroce d’une Amérique désespérément en quête de héros modernes au point de se renier elle-même. Final incroyable.

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Ant-Man : 6.5/10

Ayant compris que le concept de l’homme fourmi avait un côté très foireux en soi, l’équipe Marvel a décidé d’en faire une quasi-comédie. Bien servie par un casting sympa, il faut admettre que cela marche pas trop mal.


Antigang : 4.5/10

Des moyens et une réalisation léchée pour un film qui oublie malheureusement que tout faire péter et déclencher des bastons dans tous les sens ne fait pas un scénario. On (re-)découvre un Alban Lenoir drôlatique qui compense le jeu d’acteur fané de Jean Reno.


Ardor : 5.5/10

Un western dans la jungle amazonienne, frais dans sa réalisation mais qui manque d’ambition dans son propos pour se hisser au rang de vrai grand divertissement.


Avengers, l’ère d’Ultron : 4/10

Encore et toujours la même critique : la suite d’Avengers  n’a rien d’un mauvais film mais si l’on n’est pas en mesure de proposer un regard neuf sur les héros Marvel, on se dispense de ce genre d’énième copie stéréotypée. N’EST CE PAS DISNEY ???


Birdman : 9.5/10

Une prouesse technique époustouflante, des acteurs au top et un propos d’une richesse démentielle. Iñárritu casse la baraque et nous, simples spectateurs, restons sans voix devant ce sublime merdier qui frise la perfectionbirdman20


Chappie : 7/10

Derrière un scénario simpliste, se cache encore une fois, un message fort sur l’humanité et ses travers. Dans cet énième film de SF, Neil Blomkamp démontre qu’il est devenu l’un des artisans les plus doués du cinéma de genre.


Comment c’est loin : 7/10

Orelsan et Gringe sont drôles nous offrent toute l’étendue de leur talent verbal. Mais derrière leurs facéties de trentenaires paumés, se cache un tableau sombre et réussi d’une génération Y qui se cherche encore, dans l’indifférence générale…


Demain : 8/10

Enfin un documentaire qui aborde l’avenir de notre chère planète sous un angle positif ! Pas de catastrophisme mais une volonté agréable de montrer quand, comment et pourquoi il est urgent et facile de changer nos pratiques quotidiennes. D’intérêt public !


Dheepan : 6/10

Jacques Audiard sait faire des films, c’est indéniable. Sujet ultra contemporain et excellent casting ! Mais le final complètement hors de sujet et des longueurs au début empêchent la dernière Palme d’or cannoise de se hisser au rang des précédents chefs d’oeuvre du divin chauve.65263761_dheepan_51000080_st_9_s-high


Discount : 7/10

Petite comédie légère, en forme de critique féroce et efficace de la grande distribution, doublé d’un portrait touchant des classes populaires périurbaines.


Divergente 2 : l’insurrection : 6/10

Une suite efficace mais qui souffre quand même d’une forme de lassitude face au concept de « l’adolescent élu » aujourd’hui largement éculé : Harry Potter, Hunger Games 


Enfant 44 : 5.5/10

L’effort de reconstitution de l’URSS des années 1950 est réussi. Le casting et le concept du film méritent le détour mais le traitement bien trop brouillon nous laisse fasse à un océan de perplexité sur le message réel.


Everest : 7/10

Si le message de fond est trop vite traité et le scénario tient sur une page, l’intérêt ne réside pas là. C’est le côté spectaculaire, angoissant voire anxiogène de cette désastreuse ascension de l’Everest qu’il faudra retenir. Et de ce point de vue là, c’est réussi !


Ex Machina : 7.5/10

Particulièrement dérangeant dans l’ambiance qui s’en dégage et extrêmement déroutant dans sa mise en scène, Ex Machina explore avec beaucoup de subtilité le sujet des intelligences artificielles. Film d’anticipation qui n’en est pas vraiment un.

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Foxcatcher : 8/10

Dans les méandres d’un univers encore peu exploré par le 7ème art (le sport olympique), se révèle l’image d’une Amérique reaganienne complètement étouffée par son besoin de gagner. Brillant trio d’acteurs et photographie troublante.


Imitation Game : 7.5/10

Alan Turing méritait un grand film. C’est chose faite. A l’académisme d’un biopic succède un discours beaucoup plus profond dans la deuxième partie du film pour un final d’une émotion incroyable.


Invincible : 7/10

Louis Zamperini a eu une vie exceptionnelle qui justifiait probablement d’être portée à l’écran.  Angelina Jolie parvient à articuler olympisme et lutte contre la barbarie pour offrir une grande fresque historique aussi classique qu’émouvante.

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It follows : 8.5/10

C’est visuellement magnifique et l’ambiance qui se dégage de cet étrange thriller est captivante. Une démonstration incroyable que faire un très bon film d’épouvante ne requiert ni gore, ni scare jumps. Gros coup de cœur dans la catégorie « Horreur ».


Jauja : 6.5/10

Malgré quelques longueurs, Viggo Mortensen est touchant dans son rôle de militaire argentin à la recherche de sa fille égarée. Le format diapo et les sublimes paysages de la Patagonie sont une ode singulière à l’évasion.


Je suis mort mais j’ai des amis : 6.5/10

Bouli Lanners et sa bande sont drôles à souhait. Et lorsqu’on comprend que le film des frères Malandrin n’est pas qu’une petite comédie belge, on saisit la portée touchante de cette belle fable sur l’amitié.


Jupiter, le destin de l’Univers : 1/10

Après l’incroyable Cloud Atlas, la fratrie Wachowski fait son grand retour dans le pur film de SF. Et c’est une catastrophe : jeu d’acteur nullissime, scénario complètement vide, réalisation baclée… Sans oublier des enjeux dramatiques proches de Oui-Oui et les extra-terrestres  !


Jurassic World : 5.5/10

Énorme fan service et bon jeu d’acteurs. Le reste n’est qu’une redite du film original qui justifie une tonne de placements de produits grossiers. Étrangement, la violence est absente pour en faire un film presque familial. Hollywood se renie et Jurassic World en est un exemple criant.


Kingsman : 4.5/10

Matthew Vaugn déçoît. Le réalisateur des excellents Kick-Ass reprend les mêmes ficelles (humour grinçant, violence débridée) mais ne parvient pas à renouveler le sous-genre qu’est la comédie d’espionnage. Seul Colin Firth sort du lot et donne de la fraîcheur au récit.


L’affaire SK1 : 8.5/10

Si Frédéric Tellier s’était contenté de l’enquête sur Guy Georges, SK1, aurait été un bon film policier du dimanche soir. Mais pour son premier long-métrage, le réalisateur a décidé de mettre en parallèle la traque du tueur de l’Est parisien et son procès. Toute la profondeur et l’ambiguïté du personnage se révèlent, brillamment servies par une Narthalie Baye au sommet.

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L’enquête : 7/10

Gilles Lellouche et Vincent Barenq portent à l’écran la machination Clearstream avec un certain brio. Au delà de l’audace dans le propos, l’adaptation du livre de Denis Robert livre un éclairage nouveau sur une affaire mille fois traitée dans les journaux et qu’on connaît finalement trop peu.


L’épreuve : 7/10

Parfois un peu trop larmoyant, ce très beau récit a quand même le mérite de traiter d’un sujet fort – les reporters de guerre – et nous pousse à une vraie réflexion sur la portée et la construction des images. Très bon duo d’acteurs.


La femme au tableau : 8/10

Le nazisme a aussi été une catastrophe pour l’héritage culturel de l’Europe centrale. The woman in gold rétablit, avec force, certaines vérités sans tomber dans l’accusation caricaturale. Helen Mirren est merveilleuse de charme et d’humour dans son rôle de vieille dame en quête de justice.

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La loi du marché : 5.5/10

Vincent Lindon fait à lui seul ce pamphlet féroce contre un système capitaliste terriblement prédateur pour les « petites gens ». Mais derrière une interprétation grandiose, les scènes se succèdent sans vraiment trouver le liant nécessaire à un discours efficace.


La promesse d’une vie : 6/10

Après un démarrage pénible, le récit monte en force pour tricoter un drame assez réussi. Le premier film de Russel Crowe démontre que ce très grand acteur a le potentiel pour devenir un réalisateur de talent.


La rage au ventre : 8/10

Antoine Fuqua, nous propose son film de boxe et Jake Gyllenhaal démontre qu’il est toujours aussi monstrueux quand il s’agit de se glisser dans la peau de personnages atypiques. Le tout est une réussite qui porte suffisamment de tension et de profondeur pour être un vrai beau moment de cinéma.


La tête haute : 9/10

Rédemption aussi difficile que violente pour un Rod Paradot lumineux dans son premier rôle. Catherine Deneuve montre une fois de plus qu’elle est une grande dame du cinéma, au service d’un récit qui prend aux tripes. La claque française à Cannes !

LA TÊTE HAUTE de Emmanielle Bercot LES FILMS DU KIOSQUE


Le labyrinthe du silence : 8.5/10

Sujet toujours difficile que sont les déportés à Auschwitz. Mais Giulio Ricciarelli parvient avec beaucoup d’habileté à dresser un portrait de l’Allemagne de la fin des années 1950 et son rapport à la mémoire. Final bouleversant qui échappe à la surenchère de sentiments trop unilatéraux qui minent souvent les grands films sur l’Holocauste.


Le labyrinthe – La terre brûlée : 2/10

Quelle déception ! Après le très bon premier opus qui avait mis en place un univers fascinant de complexité, on tombe dans un vulgaire mélange entre Hunger Games et The Walking Dead. Et puis on finit par vouloir gueuler « Mais ne courez pas comme des cons ! » tant la première heure nous donne l’impression d’assister à un film d’athlétisme !


Le Petit Prince : 8/10

Une relecture contemporaine de l’oeuvre de Saint Exupéry qui réussit le tour de force d’en faire ressortir toute l’essence poétique sans tomber dans la fable pour la fable.


Le pont des espions : 8/10

Spielberg est devenu à Hollywood le gardien d’une certaine forme d’académisme triomphant. Dans la forme et dans le propos, on retrouve toutes les ficelles d’un très bon film d’espionnage politique. Tom Hanks, piquant et drôle, parvient à révéler toute la richesse des thématiques abordées, sans jamais souligner de manière trop ostentatoire là où il veut nous emmener.


Les Cowboys : 8.5/10

Décrire les origines du mal islamiste était un projet extrêmement périlleux tant il est facile de tomber dans la caricature.  Mais l’articulation en deux parties, un casting impeccable et les inspirations « Johnfordiennes » du récit donne un corps incroyable à ce quasi-documentaire plein de subtilités.

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Les Merveilles : 4.5/10

Quelques fulgurances poétiques ne viennent pas effacer un scénario complètement brouillon. Kitsch et désuet, une preuve évidente que l’âge d’or du cinéma italien est loin derrière lui.


Les Minions : 4/10

Clairement en deçà de Moi, moche et méchant, le spin-off sur les petits trolls jaunes fait parfois sourire. Décevant dans son ensemble, le dernier blockbuster d’animation français n’arrive à tenir son rang que grâce aux références à la pop anglaise et une fin sympathique.


Les nouveaux héros : 6.5/10

Agréable moment, soutenu par une émotion réelle et ce drôle de bibendum aussi maladroit qu’attachant.


Les nouveaux sauvages : 7.5/10

Un énorme pétage de plombs qui en appelle à nos instincts les plus bas et à cette incroyable capacité que nous avons à rire du malheur d’autrui. Le format « film à sketchs » est pour beaucoup dans la réussite de ce drolatique projet.


L’homme irrationnel : 2.5/10

Voilà la copie d’un très bon élève qui cède encore et toujours à la facilité. Plutôt que de sortir tous les ans le même film, Woody pourrait tout simplement arrêter et nous dispenser de ces réflexions philosophiques de comptoir ou ce genre de romances auxquelles on ne croit pas une seconde.


Loin des hommes : 8.5/10

Pour s’attaquer au sujet le plus casse-gueule de l’histoire contemporaine (l’Algérie), David Oelhoffen a eu du cran. En faire un très grand film, pétri d’émotions, bien que sans concession sur cette période sombre, il a eu du génie. Et Viggo Mortensen est un géant. C’est maintenant certain.

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Love & Mercy : 6.5/10

Un énième biopic musical. Il est cette fois question de Brian Wilson, le leader des Beach Boys. Si la construction en deux parties imbriquées est intéressante, le récit de sa jeunesse a beaucoup plus de force, probablement grâce à toutes les références musicales et culturelles qui l’irriguent.


Mad Max Fury Road : 9/10

Lorsqu’un immense réalisateur parvient à réinventer son propre cinéma, voilà le résultat. Au delà du sentiment d’armageddon visuel, on reste subjugué par cet univers d’une richesse démentielle. Un immense divertissement qui écrase littéralement la quasi totalité des blockbusters de ces 15 dernières années.

Mad Max Fury Road


Marguerite : 6/10

L’histoire de Marguerite Dumont est une vraie fable sur le pouvoir terrifiant et destructeur de la vérité. Néanmoins des longueurs et imprécisions dans la réalisation sapent un peu l’éblouissante performance de Catherine Frot.


Microbe et Gasoil : 6.5/10

Comme toujours chez Gondry, c’est un peu déglingué. Une petite fable amusante qui réussit le pari de nous faire rire sur les péripéties de deux ados trop vieux et trop jeunes pour être vraiment dans l’âge bête.


Mission Impossible – Rogue Nation : 6.5/10

De la bonne baston et un Tom Cruise qui vieillit bien, voilà les ingrédients de ce nouveau Mission Impossible. Le classicisme représente peut-être le salut du cinéma d’action/espionnage ; Christopher McQuarrie l’a compris et c’est tant mieux.


Mustang : 9/10

On passe du rire aux larmes, de la bienveillance à la colère devant les péripéties de ces cinq petites Turques. La légèreté du ton ne fait qu’accentuer l’idée structurante du récit : face à la jeunesse et l’innocence, même les plus hauts murs et les brimades les plus dures ne peuvent rien.

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N.W.A – Straight Outta Compton : 7.5/10

L’univers du gangsta rap se révèle avec force et émotion pour raconter la destinée de jeunes musiciens des rues de L.A. aux podiums de Vegas. Le casting et la BO font pour beaucoup dans la profonde humanité qui se dégage du récit.


Nous trois ou rien : 9/10

Dieu que c’est drôle. Et c’est pourtant immensément fort de sens. Raconter avec autant de brio les affres du régime iranien tout en y opposant une telle déclaration d’amour à notre beau pays est une prouesse que Kheiron aura réussi dans la meilleure des meilleures comédies de l’année.


Red Army : 8.5/10

Sur fond de plongée dans l’univers du hockey soviétique des années 1980, Red Army dépeint toute une époque. De l’URSS de Brejnev au triomphe de l’Amérique clintonienne, les témoins se succèdent pour raconter le sport comme arme politique. Géant !


Selma : 8/10

Aussi étrange que cela puisse paraître, un grand film sur Martin Luther King manquait à l’appel. C’est maintenant chose faite et dur dur de retenir ses larmes. David Oyelowo est bluffant, bien épaulé par un casting XXL. La bataille de Selma restera clairement comme un jalon dans les biopics politiques.


Seul sur Mars : 6/10

Il y a de très bons moments dans le dernier opus de la « trilogie de l’espace » (Gravity, Interstellar, Seul sur Mars) et on rit beaucoup. Mais c’est là aussi peut-être le plus gros défaut du film. A aucun moment on ne sent vraiment Matt Damon en danger et la Mort est bien trop périphérique pour que le côté dramatique de l’histoire se révèle vraiment.


Shaun le mouton : 8.5/10

Les studios Aardman sont de retour et c’est toujours aussi bon. Drôle. Bourré de références à la pop culture. Touchant. Les aventures du petit mouton et sa bande humilient en règle les animés américains dopés à la surenchère technologique.

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Sicario : 9/10

Sentiment d’oppression permanente. Voilà comment il faudrait résumer la dernière pépite du maître canadien du thriller, Denis Villeneuve. Distribution incroyable pour un film qui explore avec force la question de la violence légitime d’une administration américaine naviguant toujours entre les lignes de la morale et de la légalité.


Snow in Paradise : 7.5/10

Injustement boudé par la critique et les spectateurs.  Derrière un modeste film de gangsters et une tension prégnante, se dissimule un parcours initiatique déroutant. Incroyablement contemporain dans ses enjeux, c’est une réflexion subtile sur la place essentielle de l’Islam dans nos sociétés occidentales qui se dessine.


Spartacus et Cassandra : 7.5/10

Un autre regard sur les Roms qui vivent en France et un ode vibrant à ces enfants déracinés qui ont tant à nous apprendre sur l’idée de fraternité, totem illusoire de notre société.


Spy : 6.5/10

Pari réussi pour la 2ème comédie d’espionnage de l’année. Surtout grâce à Melissa McCarthy, quelques gags très bien trouvés et une chiée de seconds rôles aussi prestigieux que drolatiques (Jason Statham est HI-LA-RANT !).


Star Wars – Le Réveil de la Force : 7/10

Un film de fan pour les fans, qui jouit de vraies fulgurances dans la réalisation. On retrouve avec grand plaisir tout l’univers de George Lucas. On mettra un bémol sur les « méchants » dont l’adversité manque quand même cruellement de force.


Still Alice :  8/10

Très belle oeuvre sur la maladie d’Alzheimer. Derrière des scènes d’une grande dureté, on est subjugués par la sincérité et la force d’une Julianne Moore au sommet. Final empli d’une émotion rare.

Celebrity Sightings In New York City - March 20, 2014


Strictly criminal : 6/10

Le récit en tant que tel est très bon. Mais les acteurs ne le sont pas et le personnage de Johnny Depp manque réellement de coffre pour s’inscrire durablement dans la lignée des grands films de gangsters.


Taxi Téhéran : 7.5/10

Jafar Panahi démontre avec un certain brio que les régimes autoritaires ne sont pas grand chose face au poids des images. Léger bémol néanmoins sur la mise en scène qui mériterait quelques explications en ouverture pour comprendre où le réalisateur iranien veut nous emmener.


Terminator Genisys : 5/10

Critique semblable à Jurassic World : le dernier venu de la saga Terminator n’est pas un mauvais film (réalisation soignée, quelques scènes jouissives) mais rien que l’on n’est déjà vu.


The Guard : 7.5/10

Malgré une réalisation modeste, ce réquisitoire féroce contre Guantánamo réussit à recréer de l’humanité dans un lieu complètement dénué d’empathie. Sans jamais tomber dans un manichéisme gratuit ou vulgaire.

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The smell of us : 0.5/10

La gerbe ! Comment un film pareil a pu voir le jour ? Prétextant un portrait de l’univers des jeunes skateurs parisiens, le dernier né de ce gros taré de Larry Clark est une suite de shoots d’héroïnes, de dialogues dégueulasses et de trips pédophiles complètement gratuits.


The Walk : 5.5/10

Première partie catastrophique pour une montée en puissance progressive. Le clou du spectacle est littéralement bluffant. Le dernier Zemeckis ne restera pas dans les annales mais nous aura fait passer quand même un très beau moment.


Un Français : 5.5/10

Si la première partie sur les mouvements skinheads de banlieue parisienne est plutôt réussie et prend aux tripes, le chemin de rédemption qui s’en suit est trop grossier pour être complètement crédible. Bon point néanmoins pour le côté descriptif de ces classes populaires banlieusardes « natives » bien trop souvent oubliées par le cinéma français.


Une merveilleuse histoire du temps : 8.5/10

Stephen Hawking est un être hors du temps, une sorte d’anomalie magnifique à tous les principes humains fondamentaux. Biopic terriblement émouvant à ranger dans la catégorie des films Marvel, tant ce qui se déroule à l’écran dépasse l’entendement. Et tout ceci est vrai !

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Une seconde mère : 8/10

Fable sociale sur les « petites gens » du Brésil, Une seconde mère est porté par une Regina Casé attachante en gouvernante dévouée. Allégorie terrible d’un pays qui rêve de lendemains meilleurs mais ne s’en donne pas les moyens.


Valley of Love : 8/10

On se demande souvent si Huppert et Depardieu jouent dans le film ou si c’est le film qui joue autour d’eux tant le récit semble calibré pour ces deux géants du cinéma. On finit presque par oublier le pourquoi de leur rencontre tant il est fait appel à la mystique cinématographique dans leurs dialogues.


Vice-Versa : 8.5/10

Les studios Pixar arrivent encore à nous surprendre et proposent un récit incroyablement mature dans ses enjeux. Amusante, touchante, divertissante, la bande d’Inside Out a tout pour faire de ce très beau moment une référence dans l’histoire des long-métrages animés.

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Youth : 9/10

Un incroyable moment de grâce. Drôle à souhait, transpirant d’une émotion sans nom. La fin de vie est une source d’inspiration sensationnelle pour Paolo Sorrentino. Et puis il y a ces deux montres sacrés du 7ème art, Michael Caine – Harvey Keitel, au firmament dans leur numéro de duettistes désabusés.

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